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Comment éviter le mode plan avec la SDD : passer des idées aux preuves
Le mode plan donne l’impression d’avancer : on clarifie, on découpe, on discute. Mais tant que rien n’est spécifié, testé et validé dans le produit réel, le risque reste entier. La SDD, ou Spec-Driven Development, aide à transformer une intention en petits lots vérifiables avec critères d’acceptation, tests et validation concrète avec Codex ou Claude Code.
Reconnaître le mode plan
Le mode plan apparaît quand l’équipe ou l’agent produit beaucoup d’intentions mais peu de preuves. Les documents s’allongent, les étapes semblent logiques, mais personne ne sait encore si le comportement fonctionne. Avec Codex ou Claude Code, ce piège est courant : l’agent peut très bien expliquer ce qu’il va faire sans livrer un changement vérifié.
- Repérer les plans qui ne mentionnent ni fichier, ni comportement observable, ni test, ni critère d’acceptation.
- Refuser les lots trop larges qui mélangent architecture, UI, données, tests et refactor.
- Demander une preuve rapide : changement minimal, commande de test, capture, diff ou scénario validé.
Transformer l’idée en spécification courte
La SDD commence par une spécification assez précise pour guider l’agent, mais assez courte pour être exécutée. Une bonne spec décrit le problème, l’utilisateur, le comportement attendu, les contraintes, les cas limites et ce qui prouve que le travail est fini. Elle remplace le flou par un contrat de vérification.
- Écrire le comportement en phrases testables : quand, alors, avec quelle donnée, dans quel contexte.
- Ajouter les exclusions explicites pour empêcher l’agent de refactorer ou d’étendre le scope inutilement.
- Définir les critères d’acceptation avant d’écrire ou générer le code.
Découper en petits lots livrables
Un agent de code travaille mieux quand chaque lot a une frontière claire. Le bon découpage réduit le nombre de fichiers touchés, isole les risques et permet de vérifier vite. Au lieu de demander une fonctionnalité complète en une passe, la SDD pousse à livrer une tranche réelle : modèle, route, composant, état vide, test, puis intégration.
- Limiter chaque lot à un comportement vérifiable et à quelques fichiers cohérents.
- Faire terminer chaque lot par une validation : test automatisé, scénario manuel ou inspection du rendu.
- Garder un journal des décisions pour éviter que l’agent réinvente le plan au lot suivant.
Piloter Codex ou Claude Code avec tests et critères
Codex et Claude Code deviennent plus fiables quand ils ont une cible de validation. Les tests ne servent pas seulement à éviter les régressions ; ils servent à guider l’implémentation. Même un test léger, une checklist ou un scénario Playwright vaut mieux qu’un plan abstrait sans vérification.
- Demander à l’agent de lire le code existant, proposer le lot, écrire ou ajuster le test, puis implémenter.
- Utiliser les critères d’acceptation comme checklist de revue, pas comme décoration dans un document.
- Exiger le résultat des commandes de validation ou une explication claire si un test ne peut pas tourner.
Valider dans le produit réel
La dernière étape est celle qui tue le mode plan : ouvrir le produit, exécuter le scénario, regarder le rendu, vérifier les états et confirmer que le comportement répond à la spec. Une PR qui passe les tests peut encore être mauvaise si l’expérience réelle est confuse. La SDD relie donc code, tests et usage.
- Vérifier desktop, mobile, états vides, erreurs, chargement et permissions quand le risque le justifie.
- Comparer le résultat à la spec initiale avant d’ajouter de nouvelles idées.
- Transformer les écarts en nouveaux petits lots plutôt qu’en grand plan de rattrapage.
Questions fréquentes
Que signifie SDD dans ce contexte ?
SDD signifie Spec-Driven Development. L’idée est de piloter le développement par des spécifications courtes, vérifiables et reliées à des critères d’acceptation, plutôt que par des intentions générales ou des conversations sans preuve.
Quelle différence entre SDD et TDD ?
Le TDD part des tests. La SDD part d’une spécification de comportement, puis choisit les preuves adaptées : tests unitaires, tests d’intégration, scénarios manuels, captures ou validation produit. Les deux méthodes peuvent très bien fonctionner ensemble.
Comment utiliser Codex sans rester bloqué dans la planification ?
Donne un lot petit, une spécification claire, des fichiers ou zones à inspecter, des critères d’acceptation et une commande de validation. Demande ensuite une implémentation complète du lot, pas une nouvelle série de propositions.
Claude Code ou Codex : lequel est meilleur pour la SDD ?
Les deux peuvent fonctionner. Codex est très adapté au travail dans un dépôt avec lecture, patchs et validation. Claude Code peut être excellent pour raisonner sur un contexte large. La méthode compte plus que l’outil : spec courte, lot petit, tests et preuve réelle.